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Hayley Marshall ft. Aurore Tchaikovsky- The fire's out but still it burns.

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Hibou signé Invité le Ven 27 Oct - 17:37


Hayley Marshall feat. Aurore Tchaikovsky.



The fire's out but still it burns.

Il ne faisait pas totalement jour, il ne faisait plus vraiment nuit. L'astre opale laissait peu à peu sa place à l'incandescente étoile. Une fois de plus elle était sortie le plus silencieusement possible, sans pour autant vraiment cacher son départ temporaire hors du manoir. Hayley ne parvenait plus vraiment à dormir la nuit, prendre l'air l'aidait à réfléchir. Ses journées semblaient longues et ses nuits si courtes. Il lui arrivait de se demander comment pouvait se sentir sa mère durant sa grossesse. Dans ces moments là elle culpabilisait elle même de ne pas se sentir heureuse face à l'arrivée de son propre enfant.

Ses talons claquent le sol de pierre, laissant ainsi l’écho se répercuter contre les murs de la rue où elle se trouvait. Les mains plongées dans les poches de son manteau bleu nuit. Ses cheveux lâchés dansent lentement au gré de la légère brise matinale. Cette ville était décidément très étrange. Son regard glisse de parts et d'autres des rues, tentant ainsi de mémoriser un maximum d'informations. Après à peine quelques minutes de marche, elle se retrouve sur la place publique. Hayley dépose son regard sur la fontaine qui se trouvait en son centre. L'entente de l'écoulement de l'eau avait quelque chose de reposant. La jeune hybride s'avance donc en direction de celle-ci. Tout était si calme... Bien que le calme lui était des plus appréciables, l'agitation des grandes villes lui manquait.

Hayley s'avance jusqu'à finalement apercevoir son reflet sur l'eau, dévisageant celui-ci comme on pouvait dévisager une inconnue. Cependant un mouvement de l'autre côté de la fontaine attire son attention, elle relève la tête en fronçant les sourcils, sa main se déposant doucement sur son ventre comme par réflexe. La belle brune contourne la fontaine afin d'en faire le tour, s'avançant d'un pas plus ou moins méfiant en direction de l'être que se trouvait là. Lorsqu'elle te voit, son visage se détend légèrement. Elle était surprise de voir quelqu'un d'autre en cette ville qui lui semblait presque abandonnée. Après un léger instant elle s'avance lentement jusqu'à toi.

« - Bonjour, je suis Hayley. »

Elle avait prononcé cette phrase d'une voix si légère qui l'étonna. Après t'avoir adressé un sourire, elle s'assoit sur le rebord de la fontaine non loin de toi. Le bruit de la fontaine l'apaisait. En cet instant elle voulait simplement se changer les idées et d'une certaine façon, une présence nouvelle l'aiderait également. Son regard finit par fixer le ciel de ce début de matinée.

« - Désolée d'être indiscrète mais... Que fais-tu ici ? »

Son regard se pose finalement sur toi afin de te détailler. Pendant un bref instant elle aurait presque pu oublier que vous vous trouviez enfermée dans une ville qui semblait sortie d'un autre âge.



codage par LaxBilly.
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Hibou signé Invité le Ven 27 Oct - 20:38


Première Danse

Aurore ft. Hayley





Elle s’était posée sur le bord de la fontaine, guettant ton arrivée avec impatience. Tout se déroulait comme elle l’avait souhaité : Elijah semblait empreint d’idéaux romanesques, se noyant dans le conte qu’elle lui offrait. Mais gare à celui ou celle qui prenait déjà une victoire pour un acquis. Elle devait bien se l’avouer, sa nature même lui échappait encore, il était donc imprévisible, bien trop pour qu’elle puisse se reposer sur un seul plan lorsqu’elle avait la possibilité de rajouter des flèches à son arc. Elle était comme ça, Aurore, princesse déchue. Elle entrait dans votre esprit, y rampait tel un serpent venimeux s'insinuant dans une cavité, puis y tournait et s'y tortillait jusqu'à s'y sentir chez elle. S’assurant une place de choix dans les cœurs et dans les consciences. Ne vous laissant plus le libre arbitre de vos choix.

Elle sentit ta présence, la première partition est lancée et s’écoule sur une symphonie doucereuse. Les épaules affaissées, le visage dissimulé par ses mèches brunes. Elle ferme les yeux et inspire pour pénétrer le nouveau personnage qu’elle se devait de jouer. Il ne s’agissait pas de facéties, mais de survie : simple question de bon sens. Elle porte alors sa main à son visage, positionnant le mouchoir sous l’un de ses yeux. Elle relève son faciès vers le tien, les lèvres tremblantes et légèrement rougies.

« - Oh… Excusez-moi… »

Elle déglutit difficilement et replace une de ses mèches derrière son oreille, écarquillant les yeux pour feindre une répression de larmes importunes. Elle reporte son attention sur ta personne, ses yeux jaugent ta silhouette et ta voix fluette lui soulignait bien le mal-être auquel tu étais soumise. Elle allait très certainement en connaître l’origine. S’assurer une place de choix auprès de la personne qui semblait le plus compter pour cette famille étrange, était certainement la médaille du meilleur orchestre jamais joué. Elle racle sa gorge et enfile son mouchoir dans la poche de sa veste, te tendant sa main dans un semi-sourire qui se voulait discret, voire timide.

« - Bonjour Hayley, je m’appelle Aurore. Il est charmant de voir que le respect n’a pas déserté toutes les bouches, et que la bonté n’est pas profanation de notre être. »

Elle incline son regard, ses traits sont tirés. Les yeux rougis par un stratagème qui t’était inconnu. Elle bat des cils et pince sa lèvre inférieure entre ses dents. Elle replie ses doigts et fixe ses pieds un instant.

« - Ici au bord de l’eau et toute seule, ou dans cette ville dont nous sommes prisonniers ? Pour tout t’avouer… »

Elle soupire et dépose ses mains sur le marbre de la fontaine, haussant ses épaules.

« - Je ne sais pas exactement, j’erre sans bute pour noyer le sentiment abject de solitude qui me ronge. Je pense que c’est quelque chose de commun. Tu as certainement été séparée de tes proches en arrivant ici non ? »

Elle s’autorise une œillade dans ta directement. Détaillant progressivement ton profil et tes traits aquilin, une beauté époustouflante peut-être surhumaine. Elle devait faire attention, la mélodie ne valait peut-être pas la danse. Et bien que sa représentation soit parfaite, elle doutait que le final soit conforme à ses espérances si elle négligeait quelques artistes.



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Hibou signé Invité le Sam 28 Oct - 0:00


Hayley Marshall feat. Aurore Tchaikovsky.



The fire's out but still it burns.

Elle n'avait tout d'abord pas vu l'état dans lequel tu te trouvais, ce ne fut qu'en posant son regard sur toi afin de détailler les traits de ta personne qu'elle vit la tristesse marquer sur ton visage. Hayley en fut tout d'abord très étonnée, elle s'en voulu presque de ne pas l'avoir remarqué plus tôt. Une minute... Pourquoi éprouvait-elle un quelconque remord pour une inconnue ? Elle ne te connaissait pas et pourtant la situation dans laquelle tu te trouvais l'attristait. Son regard se fit plus doux, son corps pivota légèrement dans ta direction et finalement elle vint serrer ta main dans la sienne avant de la relâcher tout en répondant à ton sourire plus franchement.

Elle pencha légèrement sa tête sur le côté tout en t'écoutant, tu avais toute son attention. Hayley avait ce sentiment indescriptible en elle, cette impression indicible. Tu semblais être détentrice de bien plus que cette simple tristesse que tu laissais paraître. Tu semblais bien plus profonde et pourtant elle ne s'attarda pas sur cela. Les paroles qui suivirent lui donnèrent un arrière goût de déjà vu. Cela lui rappelait ce passé renouvelé qui était récemment devenu son présent. Ce sentiment de grand vide, de perte. La belle brune ravala sa salive, sa main droite venant se poser presque inconsciemment sur son ventre qu'elle caressa du bout de ses doigts. En se rendant compte que son regard s'était perdu dans le vide, elle fronça les sourcils et cligna plusieurs fois des yeux avant de reposer son regard sur toi. T'adressant un léger sourire avant de prendre la parole après avoir inspiré légèrement.

« - En réalité je ne possède plus vraiment de proche à l'extérieur. Alors je ne peux pas vraiment dire que j'ai été séparée d'eux. »

Elle se redresse légèrement et t'adresse un regard plus franc, ravalant sa salive elle replace de sa main gauche l'une de ses mèches qui s'était placé sur son visage, derrière son oreille.

« - Disons que même si la situation est compliquée mes proches sont ici. Mais toi ? Tu es seule ici ? »

Hayley inspira légèrement avant de froncer les sourcils en sentant une étrange sensation la parcourir. Comme une sorte de malaise indéfinissable, sa tête lui paraissait tout d'un coup lourde. Elle déposa sa main sur son cœur sa respiration s’accélérant, une nausée l'envahissant soudainement. Hayley ne comprit pas tout de suite ce qu'il se passait, c'était bien la première fois que cela lui arrivait. Les vampires n'étaient-ils pas sensés ne jamais tomber malade ? Elle pivota légèrement pour se remettre dans sa position initiale, restant droite tentant tant bien que mal de comprendre ce qu'il se passait. Elle se leva finalement mais fut prise de vertiges.

« - Je suis désolée je... »

Elle se rassoit finalement en tentant de reprendre sa respiration. Le bébé. C'était forcément ça. Elle inspira difficilement, sa main caressant lentement son ventre pour tenter de se calmer. Hayley ne comprenait pas ce qui lui arrivait et cela déclencha en elle une angoisse désagréable. Ses yeux brillaient à cause des larmes qu'elle ne voulait pas laisser couler. Une sorte de colère apparue par la suite, pourquoi est-ce qu'elle s'emportait une nouvelle fois ? Folle. Oui c'était toujours cette même impression mêlée à ce sentiment d'incompréhension. Elle avait l'impression d'être folle, de ne plus rien contrôler, de tout perdre, de tout laisser lui échapper. Stop. Il fallait qu'elle se calme. Sa respiration se calme peu à peu et ces étranges impressions disparaissent aussi vite qu'elles étaient venues. Hayley se pince les lèvres et tourne finalement son regard vers toi légèrement perturbée par ce qui l'avait un peu plus tôt traversée.  


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Hibou signé Invité le Sam 28 Oct - 2:04


Première Danse

Aurore ft. Hayley





La douleur était un sentiment indicible qui détenait une répercussion sur le physique qui lui échappait encore. Passant des larmes au serrement de cœur. De la respiration qui se coupe, jusqu’au sol qui se dérobe sous nos pas pour ne ressentir plus qu’un vide. Une noyade constante qu’on ne pouvait qu’accepter, se résignant au triste sort que nous avions nous-mêmes créé. La cage thoracique se comprimant par manque d’air, l’expiration d’un dernier râle. Il était difficile d’en jouer les plus beaux aspects, cette chute inexorable et magnifique. Néanmoins, elle apprenait jour après jour, la dureté de l’expression, le voile du regard, et la danse du cœur. Ses lèvres tremblent et elle ressent en elle la douleur qu’elle jouait, elle revêt le masque de la détresse et s’en imprègne avec un tel brio qu’elle était susceptible de véritable s’emmêlé dans la toile qu’elle tissait.

Elle baisse la tête et reprend sa respiration, entrouvrant les lèvres ses yeux jaugent ta silhouette fixant ta main qui se posait sur ton ventre. Un léger sourire relève la commissure de ses lèvres. Elle venait de glaner une information inespérée et n’allait pas tarder à l’approfondir. Elle feint la surprise et désigne ton ventre de son doigt.

« - Le père de l’enfant… Je…. »

Elle pince ses lèvres pour simuler une réflexion dans l’utilisation de ses mots.

« - Il est mort ? Tu n’as pas de famille à offrir à ton enfant ? Le monde est tellement hostile, cette ville en particulier… oh ! »

Elle soupire grandement et relève la tête pour dévisager le ciel. Elle te sourit légèrement et se redresse à son tour.

« - Tant mieux s’ils sont proches de toi. Vivre seule avec une responsabilité si grande que d’être mère… est un fléau que je ne souhaiterai à personne. En ce qui me concerne je suis seule… »

Sa voix fluette se brise vers la fin, elle racle sa gorge pour reprendre une contenance qu’elle n’avait perdu qu’en façade. Elle mordille sa lèvre inférieure et porte sa main à sa gorge, jouant avec un collier inexistant. Elle écarquille les yeux face à ton état des plus prévisibles pour une femme enceinte. Elle se rapproche et pose sa main dans ton dos t’aidant à t’asseoir. Elle soupire et replace tes mèches de cheveux derrière tes oreilles avant de lever son regard vers le tien, s’accroupissant face à toi.

« - Calme-toi, il te suffit de respirer… 1… je respire…2 j’expire. »

Dit-elle tout en mimant l’exercice pour te donner l’exemple. Elle se redresse et se penche, sortant un nouveau mouchoir de tissu de sa poche qu’elle trempe dans l’eau de la fontaine pour ensuite le placer sur ton front.

« - Il n’est pas prudent de sortir seule, surtout dans un endroit si imprévisible et dans ton état. »

Elle percevait dans ton regard la douce symphonie de tes émotions. Ce spectacle resplendissant la happe un long moment avant qu’elle ne daigne redescendre sur terre. Battant des cils, elle racle sa gorge et s’installe à tes côtés. Lançant dans un brin de voix amusé :

« - Oh, les hormones… Je n’ai jamais vu ça si fort chez quelqu’un. »




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Hibou signé Invité le Sam 28 Oct - 3:11


Hayley Marshall feat. Aurore Tchaikovsky.



The fire's out but still it burns.

Sa respiration se calmant peu à peu elle se pinça les lèvres l'une contre l'autre tout en inspirant grandement avant d'expirer. Elle t'adressa un faible sourire pour te remercier de ton aide et se redressa lentement afin de se tenir droite. Toutes ces émotions et ces sensations la dépassait. Mais une chose était sûre, d'une certaine manière ta présence l'avait rassurée. Tu l'avais aidé alors que tu aurais simplement pu t'abstenir. Hayley te remerciait de cela. Tout était parti aussi vite que cela était venu, elle détestait cela mais au moins à l'instant présent la jeune louve se sentait mieux. Hayley tourne son regard vers toi et finit par prendre la parole en t'adressant un franc sourire.

« - Merci. Je sais que ce n'est pas prudent, mais rester au manoir toute la journée n'était envisageable, je voulais réfléchir.»


Son sourire faibli alors que son regard se perd une nouvelle fois dans le vide. Elle fronce les sourcils en remarquant une nouvelle fois cela et secoue la tête en soupirant. Elle qui vivait sur le moment présent se laissait envahir par une multitude de pensées. Cela l'agaçait légèrement. Elle repose son regard sur toi dans un énième soupire avant de lâcher un léger rire tout aussi franc. Hayley avait du mal à comprendre son état et cela l'ennuyait cependant elle n'allait pas pour autant se laisser dépasser par la situation indéfiniment. Ses doigts caressent distraitement son ventre alors qu'elle s'adresse de nouveau à toi.

« - Pour en revenir à ta question, son père est vivant. Il est ici. »

Son regard te fixa un long moment, elle détaillait chaque traits de ton visage avec le plus grand soin. Tu étais seule... En une ville où se trouvaient des êtres surnaturels et un mal sans nom dans la forêt qui l'entourait. Hayley ne pouvait pas te laisser ainsi. Elle se rappelait avoir découvert par elle même le monde surnaturel et ses nombreux aspects. La jeune hybride ne voulait pas qu'il t'arrive la même chose. Tu devais être maîtresse de ton destin. Tu devais écrire ta propre histoire, l'humanité avait besoin de cet espoir de contrôle. C'était un besoin. Pour certains une raison de vivre, pour d'autres une raison de survivre. Après un long moment d'hésitation elle se décida finalement.

« - Je suis une hybride enceinte, même si ça peut paraître totalement fou. Je pense que tout est accentué à cause de ça. »

Elle rit légèrement et soupire avant de se tourner un peu plus vers toi.

« - Tu ne vas sans doute pas me croire et surtout me prendre pour une folle. Mais tu as déjà entendu parler de vampires, de loups-garous ou bien de sorciers ? »

Hayley ne savait pas vraiment comment s'y prendre. Maintenant qu'elle tentait de l'expliquer, elle trouvait cela compliquer. Il fallait avoir un esprit très ouvert pour croire à ce genre d'histoire. Elle espérait du moins que c'était ton cas. Il fallait que tu l'as crois. En y repensant tu étais effectivement en danger sur tous les points confondu. Tu étais cependant une humaine qui avait accepté de croire au fait d'être enfermée en une ville magique. Finalement peut-être que tu allais la croire après tout.


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Hibou signé Invité le Sam 28 Oct - 20:50


Première Danse

Aurore ft. Hayley





La crainte de te voir remettre lui serrait le cœur de dégoût. Elle ne pourrait pas supporter une telle situation, même avec tout le bon vouloir dont elle était capable. Son regard ne se dérobe pas au tien, une élégance naturelle se dégageait de chaque geste qu’elle émettait, même le plus insignifiant. Son origine noble semblait vouloir ressortir et révéler au grand jour les racines glorieuses qu’elle portait. Elle bat des cils en t’offrant un sourire gracieux, portant son attention sur le manoir que tu venais de citer. Alors cette bâtisse était habitée par ta « famille » de fortune. Ton histoire semblait bien plus complexe. Elle tourne violemment son visage vers le tien en dessinant un cercle bien circulaire de ses lèvres, poussant une exclamation :

« - Oh il est vivant ! Ce serait presque un conte de fée. »

Pour accentuer un enthousiasme illusoire, elle sautille, toujours assise et frappe dans ses mains, émettant un rire cristallin, aussi fragile que le cristal de son masque peut l’être. Elle mordille sa lèvre inférieure et feint une gêne, baissant le regard et replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille.

« - Je veux dire, les stéréotypes des contes de fées se basent sur une histoire maléfique, la princesse se trouve en mauvaise posture, et le prince, doutant de ses sentiments finit par la sortir de la prison dorée dans laquelle elle est enfermée. Tu connais la suite. »

Elle tourne un regard plus sérieux, bien que juvénile vers le tien. La bienveillance semblait teindre chaque expression qu’elle imitait avec brio. Elle fait de grands gestes avec ses mains en riant.

« - Je dis n’importe quoi ! »

Son rire se répand, happant chaque particule de silence qui vous hantait. Mais aussi fin que pouvait l’être la corde de la vie, il se coupa net. Tu venais d’alourdir l’atmosphère avec cette révélation lourde de sens. Elle n’était pas dupe, sorciers étaient réels, pourquoi pas ces créatures ? Elle entrouvre les lèvres, pour une fois sa surprise n’était pas feinte. Néanmoins, elle dissimulait sa profonde réflexion sur ta nature et celle des personnes qu’elle a donc croisé ici. Tout semblait être remis en cause, ses plans étaient bien trop flexibles et impénétrables pour tomber à l’eau sous prétexte que la nature de certaines personnes en correspondait pas aux canons habituels. Cela ne rendait la danse que plus envoûtante.

« - Une hybride… Des vampires ? » Elle se met à rire nerveusement et plonge son regard dans le vide. « Cela expliquerait tellement de chose… »

Elle masse sa nuque par réflexe et entrouvre les lèvres. Soupirant dans un murmure doucereux :

« - Je ne suis pas sénile, fort heureusement. Mais… »

Elle tourne un regard interloqué vers toi se reculant légèrement pour simuler une crainte qu’elle ne possédait plus depuis des siècles. Un sentiment qu’elle avait réprimé et détruit en son sein pour accroître son pouvoir et sa force. Pour survivre parmi les pires créatures, les pires fléaux que le monde ait connus.

« - Tu ne vas pas me sauter dessus sous prétexte que ton bébé te le demande, n’est-ce pas ? Pas que je te trouve forcément dangereuse, mais je me méfie déjà des femmes enceinte en règle générale… elles ont cette tendance…. Déplacée à passer du calme à l’hystérie… »




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Hibou signé Invité le Dim 29 Oct - 3:31


Hayley Marshall feat. Aurore Tchaikovsky.



The fire's out but still it burns.

Elle avait vu une ombre passer dans ton regard pour la deuxième fois et celle-ci était repartie aussi vite qu'elle était venue. Seulement elle l'avait vu, elle l'aurait juré. L'expression de son visage ne change cependant à aucun moment suite à cela. Hayley n'allait pas se baser sur de simple impression au sujet de ta personne. Mais elle était certaine d'une chose, tu étais bien plus que ce que tu prétendais être. Cela ne lui fait aucun effet, la belle brune pouvait comprendre cela. Tu étais seule, c'était donc dans un ultime but de survie ? Probablement. Tu semblais enthousiaste et joyeuse, un moment plus tôt triste et perdue. La jeune louve avait pu voir cette simple faille à deux moments différents, elle ne cherche pas à comprendre, elle se décide au contraire à simplement garder cela à l'esprit. Tu avais tes raisons, elle allait simplement attendre et tenter de comprendre.

Hayley n'avait pas prêté grande attention à tes paroles mais ton attitude la fit sourire. Elle réprime même un second sourire en apercevant la surprise dans ton regard suite à sa révélation. La surprise était véritable, elle parvenait maintenant à distinguer le vrai du faux, certainement pour une trop courte période mais elle aimait à se dire que c'était déjà ça. Tu avais l'esprit ouvert, c'était une bonne chose, au moins cela rendait les choses plus facilement acceptable. La jeune louve se demandait cependant si tu ne savais véritablement rien de ce monde. Une nouvelle fois, elle garda ses pensées pour elle.

« - J'ai découvert ce monde par moi même et ça a été assez dur. Tu te trouves dans une sorte de ville totalement étrange alors autant que tu saches de quoi tu es entourée. »

Un léger rire lui échappe suite à ta remarque, elle secoue légèrement la tête en te fixant.

« - Tu n'as pas à avoir peur de moi. Je ne te ferai rien. Mais... »

Son visage reprend alors peu à peu son sérieux, Hayley allait certainement une nouvelle fois alourdir l'ambiance qui vous entourait. Elle avait pourtant besoin de savoir, ce n'était pas tant une question de curiosité cette fois-ci mais plutôt quelque chose qui la préoccupait. Après avoir inspiré longuement elle soupira avant de prendre la parole.

« - Qu'est-ce que tu es Aurore ? »

Elle se pince les lèvres suite à sa question et pivote un peu plus vers toi pour ancrer son regard dans le tien. Il fallait qu'elle sache si oui ou non elle pouvait t'accorder une quelconque confiance. Et si oui ou non tu étais toi même certaine de savoir répondre à sa question, certains de tes gestes lui paraissait presque princiers. Tu semblais toi même sortis d'un conte. D'un autre temps. Tout comme cette ville. Elle balaya sa question d'un bref geste de la main et reprit la parole.

« - En fait j'aimerai plutôt savoir qui tu es réellement. »



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Hibou signé Invité le Mar 31 Oct - 20:46


Première Danse

Aurore ft. Hayley





Elle connaissait les émotions humaines. Elle les avait apprises par cœur ; l’empathie, la dépression, la folie. Ces quelques hérésies de l’être humain qui passait du rire aux pleurs avec tant de zèle. Elle surjouait son enthousiasme pour que tu penses qu’elle le fasse pour dissimuler sa peine, et non un secret plus obscur. Elle jouait des quelques expressions qu’elle percevait, mémorisant les tiennes pour une prochaine embardée. Elle ne connaissait rien de cette époque, rien de ces créatures. Il fallait qu’elle s’adapte avant de reposer les fondations de son avenir sur un sol instable, ses plans devaient être infaillibles. Et pour cela… il fallait qu’elle connaisse tous les détails, toutes les possibilités, et qu’elle puisse dessiner dans son esprit l’essence de chaque personne qu’elle allait croiser. Il lui suffisait de s’en souvenir, pour prochainement pouvoir les localiser ou encore mieux, les détruire. Tu semblais être une louve adorable, et elle n’éprouvait envers toi aucune hostilité, cependant… elle ne pouvait passer outre l’abjection que lui inspirait ta race. Intriguée néanmoins par ces nouveautés que le monde lui offrait, elle ne martelait pas ta condition de ses jugements hâtifs.

Elle baisse son regard, jouant avec ses pouces. Plongée dans une réflexion qu’elle réprimait, par crainte de ressentir un quelconque vrai sentiment.

« - N’est-ce pas mieux d’être entourée par des monstres, qu’être vouée à être seule ? »

Elle mordille sa lèvre inférieure, elle devait se reprendre. Tu semblais t’apercevoir de son double jeu. Mais n’était-ce pas logique, qu’une inconnue se préserve de ton regard ? Elle comptait sur ce sentiment naturel et logique. Elle était humaine, là, tout de suite. Et elle devait agir comme tel. Évitant l’insolence et l’impertinence.

« - Il est un peu déplacé de demander à une fille à peine rencontrée qui elle est. Le désir de tout connaître de la personne qui te fait face… par simple souci d’orgueil. Tu n’as pas le droit de demander quelles sont les douleurs, les souffrances et l’histoire d’une personne qui tente peut-être d’oublier son mal pour avoir une discussion sereine et sans arrière-pensée avec une personne qu’elle jugeait aimable. »

Elle serre les doigts à s’en faire blanchir les phalanges. Les larmes brûlent sa rétine, elle déglutit et détourne son regard se redressant tout en replaçant ses vêtements correctement. Elle te fixe avec un grand sourire, frottant son œil pour lui éviter l’humiliation d’une larme.

« - Et bien si madame est si curieuse… Moi.. »

Elle lève son doigt et tapote son menton se mettant à tourner sur elle-même devant toi et t’offrant un large sourire, elle sautille tout en lançant :

« - Je suis une princesse ! »

Le rire cristallin qu’elle sortit à l’instant sur le ton de la badinerie semblait vraiment enfantin. Malgré les rétines rougies.




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Hibou signé Invité le Ven 3 Nov - 18:39


Hayley Marshall feat. Aurore Tchaikovsky.



The fire's out but still it burns.

Le soleil s'élevait peu à peu dans le ciel matinale, ses rayons venant caresser le visage de la jeune louve. Hayley avait été quelque peu surprise en écoutant ta question. Pour elle les monstres ne se déterminaient pas par une espèce spécifique. Nombreux humains l'étaient. Elle ne disait pas que les surnaturels ne l'étaient pas. Mais ils ne l'étaient pas tous. Pour elle, personne ne pouvait être un monstre à proprement parlé. Chaque être naissait accompagné de ses démons. Parfois les démons gagnaient et prenaient le dessus et d'autres fois non. Elle mordillait sa gencive, pensive, le regard perdu dans le vide. Lorsqu'elle s'en rendue compte elle inspira légèrement avant de froncer les sourcils. Reposant finalement son regard sur toi en t'adressant un léger sourire.

« - Ils ne sont que des monstres à partir du moment où on ne cherche pas ce qu'il y a d'autre en eux. Un être capable d'éprouver des émotions et des sentiments n'est pas un monstre. »

Hayley avait par la suite écarquillé les yeux, ses lèvres entrouvertes pour ne laisser passer qu'un mince filet d'air. Elle n'avait jamais eu honte de sa curiosité. Encore moins des remarques qu'on pouvait lui faire à ce sujet. Seulement cette fois-ci c'était différent. Était-ce car elle était plus affectée ces temps-ci, ou bien était-ce seulement car tu avais usé des bons arguments. Dans les deux cas elle allait faire ce qu'elle avait rarement fait en suivant sa curiosité. S'excuser. Ses lèvres viennent se coller l'une à l'autre alors qu'elle ravale sa salive. Elle inspire légèrement avant de finalement parler d'une voix peu assurée.

« - J'ai manqué de tact... Je suis désolée c'était déplacée. »

Le sourire que tu lui adressas malgré tes larmes lui serra le cœur. Elle avait fait une erreur. Elle avait précipité les choses alors qu'elle n'aurait pas dû. Elle avait jugé sans s'en rendre compte. Elle s'efforça de laisser s'échapper un léger rire en te regardant mais celui-ci resta comme bloqué dans sa gorge. Cela l'affectait plus que de mesure, elle en avait conscience et cela ramena les mauvais sentiments. Hayley se prêta néanmoins au jeu et t'accorda un léger sourire.

« - La royauté existe chez les loups. Tu savais ? Mais si madame est une princesse moi je suis une fée.»

La belle brune laissa de nouveau s'envoler les quelques émotions négatives qui l'avaient envahi, cela était assez perturbant et pourtant cette fois-ci elle ne voulu pas y prêter attention. Elle secoue quelque peu la tête dans un léger rire en levant les yeux au ciel.

« - Non je suis assez bizarre comme ça en fait, tu imagines ce que ça ferait ? Une sorte de trybride. »

Elle penche légèrement la tête sur le côté en te détaillant de son regard hazel.

« - Tu es l'une des rares personnes à accepter tout cela sans prendre véritablement peur tu sais. Ou alors tu le caches bien. Mais c'est vrai... Tous les surnaturels ne sont pas des monstres, il ne faut pas non plus tomber dans les clichés des contes pour enfants. »



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Hibou signé Invité le Ven 3 Nov - 23:31


Première Danse

Aurore ft. Hayley






Elle n’avait pas encore connaissance des siècles futurs aux siens, des guerres que tu avais probablement étudiées assidûment sur les bancs de l’école. École qu’elle n’avait jamais connue. Son regard ne cessait de chercher le tien, à la recherche d’informations, de réponses à des questions dont elle ignorait encore la teneur. Tous ces événements, son retour à la vue lui prenait à la gorge comme un venin qui tentait désespérément de vous arracher chaque parcelle de vie qui vous tenaillait encore. C’était viscéral… ces interrogations que l’on se pose, on plaint tous les morts sans jamais prendre en compte les vivants qui demeurent avec des tas de énigmes qui ne trouveront jamais de solution.

« - Tu défends leur nature car tu es dans cette position. Mais n’as-tu pas eu le désir irrépressible de tuer ? »

Elle ravale sa salive et fixe ses pouces, jouant avec ses doigts tout en humidifiant ses lèvres, raclant à nouveau sa gorge pour tenter de la rendre moins sèches. L’air semblait se faire de moins en moins présent, elle peinait à garder un rythme cardiaque et respiratoire décent. Sa tête lui tournait. La comédie était parfaite, ou serait-ce le réel qui surpasse la représentation ? Peut-être ressentait-elle vraiment toutes ces difficultés face à l’horreur qu’elle découvrait.

« - Tu pourras user de n’importe quelle excuse au monde. De tes bonnes intentions… ils se nourrissent d’humains, alors tu dois avoir tué des innocents. Et la culpabilité qui doit évidemment te ronger, si tu es bien prise par un tel sentiment… ne changera rien aux faits. »

Son regard s’assombrissait. Ses desseins changeaient, vous étiez une famille trop dangereuse pour qu’elle se mette au milieu. Elle devait avoir un angle d’attaque au cas où sa vie était en danger. Et elle n’allait pas hésiter. Son regard se tourne vers le tien, légèrement brûlant. Tu semblais munie d’une empathie qu’elle ne comprenait pas. Peut-être l’enfant était-il porteur de bien d’autres bons sentiments.

« - Cela arrive, la curiosité semble très récurrente. Et dans un endroit confiné elle est exacerbée… je pense que c’est une manière de développer un cocon sécuritaire pour pouvoir se faire une place et affronter une nouvelle réalité qui ne nous sied pas en temps normal. »

Elle tend ses jambes, assise, fixant ses pieds et les bougeant en rythme. Elle sourit en coin d’un air presque niais. Haussant ses épaules simplement elle laissait ses mèches retomber devant ses yeux. Elle devait insinuer le doute dans les cœurs… dans les esprits… et vous courrez à votre propre perte, elle n’aura qu’à admirer le spectacle de son piédestal.

« - Penses-tu qu’il s’agisse d’un environnement sain pour ton enfant ? Une ville cloisonnée… un père visiblement dangereux vu qu’il est porteur de la race que tu m’as communiquée… instabilité familiale… enfant malheureux, est-ce que vous êtes au moins heureux tous les deux de sa venue ? »

Elle relève très lentement son regard vers le tien. Des iris scintillantes, un regard adoucit par des traits fins, mais dont l’expression était indicible. Tu avais cru à une plaisanterie quand elle t’avait dit la vérité, c’était vraiment coquasse comme situation.

« - La royauté chez les loups, dois-je en conclure que tu y as été sujette ou toi-même membre de cette fameuse noblesse ? En ce qui concerne la peur… je t’avoue que je suis soulagée… »

Elle retourne son regard vers un point invisible, feignant une réflexion profonde.

« - Je me pensais folle, à imaginer certaines choses. À voir des ombres qui n’existent pas, à ne plus en dormir la nuit. J’étais déroutée, perdue… en proie à des idées noires et totalement dénuée de sens. Alors je pense que tes explications m’apportent un réconfort que j’attendais inconsciemment. »

Elle tourne son regard vers le tien.

« - Je pense que te remercier serait de rigueur. »




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Hibou signé Invité le Dim 12 Nov - 0:46


Hayley Marshall feat. Aurore Tchaikovsky.



The fire's out but still it burns.

L'ambiance s'alourdissait progressivement jusqu'à devenir des plus pesante. Hayley se perdait à tes côtés. Elle ne savait plus quoi penser, ni comment réagir. Son visage se ferme peu à peu à toute expression pouvant le marquer. Son regard se fait plus distant. La belle brune inspire légèrement alors que l'une de ses mains se pose sur le marbre froid de la fontaine. Son regard passe de ta personne à l'eau qui s'écoulait dans le bassin. Le vent frais venait caresser son visage, tout en faisant ainsi danser quelques mèches de sa chevelure. Cela avait quelque chose de reposant. Après avoir longuement inspiré elle reporte son attention sur toi.

« - Tu es injuste Aurore, tu ne sais rien de tout ça et pourtant tu te permets de juger sans savoir ce que c'est que d'être dans cette situation. Chacun a son histoire, chacun a ses blessures. Est-ce pour autant que tu devras juger chaque chose qui te semblera abominable sans chercher à comprendre le pourquoi du comment ? »

Tes propos étaient blessant, porteur d'une certaine vérité elle ne pouvait te contredire, Hayley n'allait pour autant rien affirmer de ce que tu disais. Les humains étaient responsables de tellement d'abominations et c'était pourtant toujours le monde surnaturel qui était pris pour cible. Effectivement il n'était pas irréprochable. Mais tout comme les humains, les êtres de ce monde étaient tous différents les uns des autres. La belle brune mordille sa gencive, ses prunelles pénétrante te dévisageant avec attention.

« - Humains comme surnaturels, nous avons tous nos propres démons. Notre monstre intérieur ne vit que lorsque nous oublions notre humanité. Ce n'est pas ce qu'on est qui compte. C'est ce qu'on choisi d'être. »

Elle replace d'une main les quelques mèches s'étant placées devant son visage, derrière son oreille. Écoutant les paroles que tu lui adressais sans pour autant laisser à son visage le loisir de changer d'expression. Sa gorge se noue lorsque tu poursuis la conversation sur "l'instabilité familial" que son enfant allait connaître. Hayley entrouvre les lèvres avant de les refermer tout aussitôt, serrant finalement les dents. Son regard s'assombrit tandis qu'elle te fixe intensément.

« - Okay ça suffit. Il est déplacé de dire tout ça alors que l'on vient à peine de se rencontrer. Je n'ai fais preuve d'aucune hostilité à ton égard. La moindre des choses serait alors que tu respectes ce que je suis sans porter de jugement car je ne t'ai donné aucune raison de le faire. Tu peux me poser les questions que tu veux. Aurore. Mais tu n'as pas le droit de porter de jugement sans savoir ce que ça fait. Et ensuite je te défends de parler de la situation qui nous entoure moi et mon bébé. »

Hayley ravale par la suite sa salive tout en détournant le regard, il ne fallait pas qu'elle s'énerve. La belle brune inspire longuement, sa main droite se déposant sur son ventre. Elle ferme un instant les yeux tout en t'écoutant aborder un autre sujet. Elle les rouvre et te regarde de nouveau, son visage se détend progressivement et son regard s'adoucit. Elle incline le regard avant de prendre la parole à nouveau.

« - J'ai été l'alpha d'une meute. Je ne sais plus vraiment ce que je suis aujourd'hui la concernant. C'est une longue histoire. »

La colère qui s'était éprise d'elle un instant plus tôt commençait à peu à peu s'envoler dans l'air. Laissant place à une certaine compréhension au vu de ta situation. Elle savait ô combien il était affreux d'être privé de réponse quand les interrogations elles mêmes paraissent tout simplement insensées. Elle l'avait vécu. Hayley t'adresse un franc sourire tout en secouant légèrement la tête.

« - Je pense que tôt ou tard tu aurais finis par découvrir tout ça. Et parfois c'est mieux de ne pas savoir. Ne me remercie pas. »



codage par LaxBilly.
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Hibou signé Invité le Lun 13 Nov - 0:38


Première Danse

Aurore ft. Hayley





C’est sur l’écho d’une mélodie dangereuse qu’elle formait ses plus belles danses. Tu lui offrais sans le savoir l’inspiration qui lui manquait, manipulant ses pas pour te rendre dans un retour honorable, les frasques d’un ballet mortuaire. Elle changeait de comportement sciemment, elle instillait le doute dans ton cœur pour en noircir les parois. Elle avait été une femme, une princesse perdue dans le cloaque d’une guerre des mondes qu’elle ne comprenait pas, avant de devenir cette double chose. Ce double visage. L’illusionniste avait tout à lui envier. Un sourire imperceptible étire ses lèvres dans un spasmes faciale invisible. Tu réagissais comme elle l’avait prédit, lui conférant la certitude qu’elle était sur la bonne voie. Cela n’avait rien contre toi, gentille petite chose. Il s’agissait d’une question bien plus grande, qui nous dépassait tous. Qui surpassait l’essence même de toute existence.

Affalée sur le marbre glacial sous vos fessiers respectifs, elle arbore une moue surprise, presque déconcertée par ton comportement pourtant anticipé. Elle porte sa main à son cœur d’un air profondément outré, forçant sa vision à se brouiller de larmes d’acides mensongères.

« - Je ne te jugeais pas. J’émettais des ressentis qui certes n’étaient peut-être pas bien exprimer. Je n’ai probablement pas acquis l’art d’une quelconque parole réconfortante. Mais je sais parfaitement bien qu’un environnement instable n’est pas ce qu’il faut pour un enfant ! »

Elle se redresse et ses membres tremblent. Le rôle était parfait, la première danse prenait enfin ses marques pour offrir les 8 premiers pas au public imaginaire qu’elle créait. Ses yeux hagards et ses sourcils plissés dans une moue inquiète et des plus déboussolée. Elle se retourne vers toi dans une voix étranglée te souffle :

« - Je ne te juge pas. Je… Si je trouvais toute ta race aussi abominable pourquoi diable tenterais-je de mettre de coté mes souffrances pour tenter d’apaiser les tiennes ? Que ferais-je à défendre ma vertu devant toi, si je ne possédais en mon sein aucune considération pour ce que tu es ? »

Évidemment elle ne savait pas à quel point la race humaine s’était échouée dans des abysses pitoyables. Elle n’avait pas vécu les guerres, elle n’avait entrevu qu’un filet de ce que l’homme était capable à son époque. La cruauté était innée chez tout être vivant doté d’une mémoire et d’une conscience. Chaque âme ne pouvait être purement bonne ou comportant une sagesse sans faille. Car le monde entier était constitué d’éléments contradictoires.

Ses lèvres tremblent légèrement sous l’émotion feinte, son cœur palpitait bruyamment dans sa cage thoracique, tentant vainement de s’en extirper. Elle eut un semblant de vertige et s’installa à nouveau contre la fontaine. Le bout de ses doigts venant frôler l’étendue d’eau clair. Elle y voyait son reflet, l’expression d’un visage qu’elle ne connaissait pas. Elle reporta son regard sur ta fine silhouette, se reflétant avec élégance sur la voute du liquide limpide.

« - Je suis désolée si mes propos ont parus trop déplacé, et empreint d’un jugement que je ne voulais pas insinuer… »

Souffle-t-elle dans un brin de voix éraillé et brisé par l’émotion. Feinte ou non, il était difficile d’en être certain. Son reflet bougeait, sa vision se brouillait. Et ses yeux parfaitement bruns s’éclaircissaient sous cet amoncellement de sentiments.

« - Je ne voulais pas te blesser. Je m’inquiétais juste pour le bien être de cet enfant, et pour le tien. »

Elle se tourne soudainement vers toi, un regard compatissant et empreint d’une douleur atemporelle et presque intouchable. Elle entrouvre ses lèvres et pose sa main sur le marbre pour se pencher vers toi et souffler :

« - Ton regard est emplit d’une détresse incommensurable. Tu n’es pas heureuse, et la simple bonté qui t’a poussée à venir me voir, moi parfaite inconnue que je suis en proie à une tristesse tellement ridicule face à la tienne… me prouve que tu mérites bien plus que ce que l’on t’offre. »

Elle inspire grandement et ferme les yeux, ravalant sa salive et relevant son regard sur un point invisible, soufflant avec un brin de voix presque détaché :

« - Dans l’art de perdre il n’est pas dur de passer maître, tant de choses semblent si pleines d’envie d’être perdues que leur perte n’est pas un désastre. C’est comme si certaines personnes aimaient cette sensation de dépouillement. Pouvoir créer une douleur d’absence, pour l’exprimer et se sentir démunie. Hayley, si je ne m’abuse tu es une personne pleine de calamité qui cherche inlassablement un prétexte pour recouvrer ta peine, tu chercheras les excuses à tes bourreaux pour amoindrir leurs atrocités... Et c’est en cherchant cette chose invisible que tu créés ta propre souffrance. Je veux t’aider à surmonter tout cela. »




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