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The red door.

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James Danvers
VAMPIRE ORIGINEL

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Hibou signé James Danvers le Ven 27 Oct - 19:09

L'espace d'un instant, il s'était imaginé, longeant les rues de la Nouvelle Orléans, la musique battante et le soleil se jetant sur la populace pour l’inonder de sa lumière éblouissante. Il visualisait longuement sa famille, heureuse, triomphant sur leurs malheurs, observant la foule impétueuse qui frappait des mains au rythme de la fanfare. Mais cette image fût bien vite balayée par le froid glacial qui dérangeait son visage, le retour à la réalité était violent. Il était seul dans cette nuit, la gorge sèche et le teint gris. La soif le rongeait et rendait cet isolement plus insupportable encore qu'il ne l'avait été jusqu'à présent. Il était assis sur le bord de la fontaine, à regarder comme chaque jour les bois, réfléchissant toujours à un moyen de triompher sur elle. Mais l'odeur du sang se fit sentir et il cru d'abord à une farce de son mental. Cependant par réflexe, il tournait son visage et une silhouette féminine se profilait à l’horizon. Ses lèvres s'entrouvraient et sans qu'il n'en aie conscience, ses canines acérées se dévoilaient.

Comme bercé par une force qui le dominait largement, il se déplaça à vitesse vampirique dans ta direction et se saisit de ton corps frêle d'humaine avec une violence qu'il ne contrôlait pas. Une poigne solide venait se saisir de tes cheveux, forçant ainsi le dévoilement de ta gorge. Il écarta son visage de ton cou, ses lèvres s'ouvrant largement avant qu'il ne plante sèchement ses crocs dans ta jugulaire. L'espace de ce moment, il n'avait pas conscience de ses actes. Il ressentait seulement le sang s'écouler chaudement dans sa gorge, satisfaisant la soif qu'il l'assaillait et réchauffant son teint. C'est seulement quand il fût assez nourrie pour reprendre le contrôle de son corps qu'il se reculait violemment de toi. Le choc s'insinua en lui et sa main tâtait le bord de ses lèvres pour constater qu'il était bien le responsable.

Elijah battait des cils, comme pour s'aider à revenir à la réalité, et avant que tu ne t'écroules, il se jetait sur toi pour accompagner tes mouvements et t'empêcher ainsi de t'écraser avec violence au sol. Il mordait sans réfléchir à son poignet, l'apportant à tes lèvres et exerçant une pression pour te rendre tes forces. Il se saisissait ensuite de ton visage de ses deux mains, son regard effrayé par son propre acte. Il décelait cependant les battements de ton cœur et sentit une légère vague de soulagement l'envahir.

« Mademoiselle... ? »


Avec Lisbeth Keith.

@Timelapse





Et à la mort, à mes yeux dérobant toute clarté,
Rend au jour qu'ils souillaient toute sa pureté.

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Lisbeth Keith
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Hibou signé Lisbeth Keith le Sam 28 Oct - 23:26
The Red Door

Je n’entendais que mon souffle haleté, le bruit de mes pas martelant les feuilles délaissées. La forêt était silencieuse, curieuse de ce petit bout de femme qui secouait la tranquillité de ses entrailles. Presque protectrice, me dissimulant aux yeux de celui que je fuyais, elle cherchait néanmoins à me ralentir, par ses bras de bois qui arrachaient mes vêtements. Les ronces sortaient leurs dents acérées, les orties levaient fièrement leurs armes de feuilles pour me blesser. En vérité, j’avais l’air d’une folle, fuyant un ennemi invisible, ma tenue de scène dissimulant à peine ma peau. Mais je ne ressentais rien. Ni la douleur physique, encore moins celle qui tentait de chuchoter dans ma cervelle pour me broyer l’esprit.

Une seule idée me faisait tenir, ignorer la brûlure de mes poumons, la terreur dans les yeux de Sean. Il fallait que je fuie. C’était cela seul qui me guidait. A mesure que mes pieds foulaient l’enveloppe orangée de cet antre d’arbres, les mots de mon frère me venaient en tête, presque aussi clairement que s’il avait été à mes côtés. Il y a quelques minutes encore, je l’avais vu comme dans un rêve, ses lèvres bougeant pour me dire quelque chose – et une légère pression dans le dos m’avait obligé à avancer. A le quitter. Je ne sais quel mécanisme m’avait poussé à lui obéir. J’aurais voulu rester auprès de lui ; un terrible pressentiment me faisait craindre le pire. J’espérais, oh putain, j’espérais qu’il ait su les semer. Pourquoi n’étais-je pas restée ? Merde ! Je m’en voulais à présent.

« Rendez-vous au prochain village »

Facile à dire. Môssieur mon frère avait juste oublié que, partant dans des directions opposées, il était peu probable que nous nous retrouvions au même endroit. Mais ces doutes ne me faisaient pas plier. Je l’attendrais, voilà tout. Eternellement, s’il le fallait. Jusqu’à ce qu’il revienne. Parce qu’il reviendra, n’est-ce pas ?

N’est-ce pas ?

-Merde ! Fais chier !

Mon poing atterri sur l’écorce d’un arbre, évacuant la rage qui me menait par le bout du nez. Il allait falloir que je me calme. Mais comment ? Comment, alors que LUI étaient à mes trousses ? Lui…

« Calme-toi, calme-toi, calme-toi, calme-toi, calme-toi…ZEN ! Lisbeth, ça va aller, tu verras, tout ira bien, tout a toujours été, il sera là, je peux presque l’entendre, à moins que ce ne soit Lui ? Non, ça ne peut pas, ils étaient loin, ils le sont encore, ils… »

Mon corps se courba alors que mes doigts agrippèrent mes cheveux, appuyant sur mes tempes dans un geste malheureux. Je voulais faire taire ses pensées qui me ravageaient, qui me conduiraient à tous les coups vers de plus sombres idéaux. Vers des images néfastes qui continuaient de me hanter depuis quatorze ans. Pourquoi avait-il fallu qu’il nous retrouve ? Pourquoi maintenant ?

« Il te retrouvera toujours. »

Des bruits de pas se firent entendre au loin. Je ne sus quel miracle fit bouger mes jambes, alors que j’étais sur le point d’être tétanisée. Je me remis à courir, plus vite encore, oubliant l’épuisement qui engourdissait mes membres, s’accouplant à celui qui suivait les représentations du cirque. Je comptais sur le soir qui commençait doucement à s’étirer, touchant d’un bout à l’autre le ciel de ses longs bras pesants. Je comptais sur la chance. Sur l’espoir aussi, peut-être, un peu.

                                                  *******

Je ne sus exactement combien de temps s’écoula. Il me semblait que les minutes fondaient autour de moi sans m’atteindre, aidant mes pieds à supporter le poids de mon corps qui devenait plus lourd à chaque soubresaut de fatigue.

D’un œil hagard, j’aperçu au loin les toits d’un village se matérialiser, laissant place à ce que je devinais être une place. La rue était déserte, offrant sa nudité aux voyeurs qui s’acheminaient là. Un homme, seul, était présent, comme happé par le temps. Immobile, il semblait perdu dans des pérégrinations mentales, et ne semblait pas prendre compte de ma démarche de forcenée. Je me forçai à ralentir, histoire de paraître un peu moins timbrée, quoique mon allure n’en laissait pas penser davantage : des griffes, des déchirures, de la boue complétaient ce triste tableau. Mais qu’importait ? Il fera comme tous les autres, passer son chemin avec le poids en plus d’une curiosité passagère – curiosité d’une drôle de petite femme, qu’il oublierait aussitôt. Cela était loin de me déranger, bien au contraire ; je n’étais vraiment pas d’humeur de me mêler à qui que ce soit.

Sauf que.

Sauf que ce crétin semblait en avoir décidé autrement. Du moins était-ce ce que je compris rapidement : alors que j’avançai d’un pas mimant la tranquillité, l’homme leva son visage dans ma direction et, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, se retrouva à mes côtés. Pas l’temps de piger par quel miracle, ni de savoir si j’étais victime d’une hallucination. Une douleur atroce me vrilla le cou, comme si une araignée géante me plantait ses crocs. Je sentis le peu de l’énergie qui me restait me quitter…

Puis ce fut le trou noir.

                                                  ******

-Mademoiselle... ?


Ce fut mes gestes qui parlèrent en premier : une gifle retentissante lui rougit la joue, alors qu’un coup de pied bien placé écrasa sa masculinité.

-Mais ça va pas non ?! Connard !

Je le repoussai violemment, m’écartant de cet homme étrange au regard perturbant. Qui…Non…Qu’est-ce que c’était ? Il n’était pas…humain. Des canines saillaient sur son visage, caressant ses lèvres devenues carmines par…

« Mon sang ? »

Ma main tâta vivement mon cou, s’entend les deux trous que cette chose venait de m’infliger. C’était comme une prise de sang, mais en dix fois plus douloureux. Était-ce seulement possible ? Si c’était ce que je croyais…Je regardai autour de moi, tentant de masquer la panique qui m’assaillait, ne sachant trop bien s’il faisait partie ou non des sbires de mon oncle. La même place que précédemment m’entourait, toujours vides d’âmes, faisant reluire l’atmosphère pesante qui s’installait entre nous deux.

-Qui es-tu ? Je peux savoir à quoi tu joues ?


Respectant une distance, je m’adressai à lui, menton levée, me voulant menaçante. Je devais sûrement être en train de rêver. Et il ne m’avait pas fait ce que je pensais. Ce devait être chose, quelque chose de plus raisonnable – de moins…de moins invraisemblable. Je me souvenais m’être évanouie ; peut-être était-ce un cauchemar qui me faisait délirer. En réalité, j’étais toujours dans la forêt, mon corps gisant d’épuisement, attendant que les miens me retrouvent. Mais cela ne pouvait pas.

Il ne pouvait pas être un vampire.

ft. Elajah
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James Danvers
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Hibou signé James Danvers le Dim 29 Oct - 18:37

Le visage d'Elijah se tiquait sur le côté et restait immobile, il fixait un point imprécis dans l'espace et humectait ses lèvres de sa langue brièvement avant de parcourir les contours de sa mâchoire de l'indexe. Il haussait les sourcils, estimant que ce geste était très certainement, mais sa main interpella ton pied avant qu'il ne rencontre ses parties.

« Ne poussons pas les conséquences de ce mal trop loin pour quiconque voudrait corriger le tir. »

Elijah te regardait t'éloigner raisonnablement alors qu'il se relevait lentement, particulièrement grâce à l'appuie d'une de ses jambes. Une fois parfaitement redressé, il lissait d'une main et d'un geste long sa cravate, son menton retrouvant sa hauteur habituelle : celle d'un homme confiant. Mais au fond de lui, se déroulait une activité des plus tourmentée, il avait une fois de plus perdu un contrôle qu'il pensait pourtant avoir acquis depuis plusieurs années de travail sur lui-même. Mais les démons résident toujours quelque part, et il ne faut jamais se laisser avoir par leur silence, ou croyant les voir vu déserter, ils peuvent frapper sans que l'ont puisse les voir arriver.

Le vampire tournait son visage en direction de la forêt, sa dentition du bas venait rencontrer sa lèvre supérieur dans un mouvement vertical avant qu'il n'inspire grandement, ses épaules se soulevant sous le geste. Après un court moment de réflexion, il secouait lentement la tête et se précipitait vers toi à vitesse vampirique avant d'attraper ton visage entre ses mains. Ses prunelles forçaient le contact avec les tiennes, et dans une voix mesurée, il exprimait sa contrainte :

« Rien de tout ça ne vient se produire. Vous vous êtes faites mal dans cette forêt. Je ne suis pas responsable de ce qui vous est arrivé. Je vous ai retrouvé ici, alors que vous fuyez les bois. »

Quand il rompait le contact hypnotique, Elijah relâchait lentement ton visage avec un air coupable sur le sien. Il serrait sa bouche sous cette émotion désagréable qu'il connaissait pourtant si bien et après avoir serré l’intérieur de sa lèvre inférieure de ses dents, il te contournait et s'apprêtait à s'en aller. Quand bien même il t'avait déjà retiré le droit à la vérité, il ne voulait pas continuer à parfaire ce mensonge dont il se sentait déjà assez coupable. La vraie question était de savoir s'il l'avait fait pour toi, ou pour lui. Et cette réponse était moins charmante que tout ses airs honorables.

Avant de s'éloigner de toi, il s'arrêtait dans sa démarche et tournait légèrement son visage dans ta direction, bien que son regard n'osait certainement pas rencontrer ta silhouette :

« Faites attention à vous. Cette ville n'est pas bien plus sûre que la forêt qui l'entoure. Apprenez à vous préserver si vous voulez survivre ici. »

Avec Lisbeth Keith.

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Lisbeth Keith
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Hibou signé Lisbeth Keith le Jeu 2 Nov - 20:52
The Red Door

Le silence s’étirait nonchalamment, comblant de lui seul la distance qui nous séparait. De léger, il devint pesant, jusqu’à prendre toute la place qui lui restait dans l’atmosphère. Il nous engluait, nous confondait avec lui-même, prêt à nous dévorer pour qu’on le ressente jusque dans nos tripes. Ce genre de silence que l’on voudrait briser, mais qu’il semble si épais qu’il ne fait qu’instiguer un malaise grandissait. Bordel, oui, je crevais de trouille.

Qui était ce type ? J’avais envie de croire à un rêve ; pourtant, la douleur que je ressentais encore dans le cou me prouvait le contraire. Tout était réel. Il était réel. Et les canines qui frôlaient ses lèvres étaient on ne peut plus parlantes. Peut-être…Peut-être était-ce un fou, un de ses fêlés bourrés de fric qui suppliaient quelque chirurgien au porte-monnaie facile pour des prothèses stupides qui les défiguraient. Son physique endimanché le prouvait. Je ne voyais pas d’autres explications plausibles. Quant à sa vitesse….Ok, sa vitesse était incohérente. Je n’avais pas envie de croire en l’indicible.

« Qui es-tu ? »

Ces mots trottaient dans ma tête depuis qu’ils s’étaient déversés de mes lèvres. Mais ce silence, toujours ce silence, prenait plaisir à s’engraisser. L’homme – la chose – porta son regard vers la forêt, d’où je venais, ne semblant m’accorder aucune explication. Mes poings se serrèrent, comme un avertissement. J’essayai de faire le vide en moi, comme Sean me l’avait appris, pour me débarrasser de la peur que m’inspirait ce type. Ne penser à rien d’autre que l’instant. Ne pas faire l’amalgame avec James. Plus d’images. Plus de sang. Juste maintenant.

J’eus à peine le temps de cligner des yeux que l’homme – la chose – se retrouva sur moi, usant de cette vitesse inexplicable. Il attrapa son visage de ses mains, et je tentai de me débattre de ma faible force. Il était évident que je ne faisais pas le poids.

-Arrête ! Lâche-moi !

Il dirigea son regard vers le mien, et je tentai à nouveau de détourner ma tête en fermant les yeux. Mais quelque chose m’attirait en lui, me forçant à rester happer dans le fond de ses prunelles. Je me sentis comme abandonnée. Mes doigts se relâchèrent, en même temps que mon emprise, et je devins comme une poupée de chiffon entre ses mains. Je me figeai complètement, en même temps que mes pensées, jusqu’à m’oublier complètement. Je n’étais plus que l’ombre de moi-même, condamnée à obéir à cet être.

-Rien de tout ça ne vient se produire. Vous vous êtes faites mal dans cette forêt. Je ne suis pas responsable de ce qui vous est arrivé. Je vous ai retrouvé ici, alors que vous fuyez les bois.

Les phrases se suspendirent dans l’espace, trouvant un chemin jusqu’à ma cervelle, et tout me parut alors évident : ce type était tout bonnement innocent ; en courant pour m’éloigner de mon oncle, j’étais tombée violemment en me faisant atrocement mal. Il avait sans doute voulu m’aider, et j’avais…J’avais fait quoi, au juste ? Je ne me souvenais pas. Il y avait quelque chose…Ou peut-être rien. Tout était si confus, si lointain.

Je secouai la tête, observant l’homme qui s’éloignait doucement de la place. J’observai les alentours, comme dans un rêve, redécouvrant cet endroit où je me trouvais. Pourquoi avais-je frappé ce type ? Sans doute l’avais-je pris pour un des sbires de mon oncle. Il devait sans doute être troublé, confus de ma réaction. Crétine ! J’étais tout simplement stupide.

-Faites attention à vous. Cette ville n'est pas bien plus sûre que la forêt qui l'entoure. Apprenez à vous préserver si vous voulez survivre ici.

-Pardon.

Les mots allèrent plus vite que mes pensées. Je fis un pas dans sa direction, n’osant en faire davantage, de peur de le troubler. Je venais après tout de lui en foutre une sans raison. Et lui ne trouvait rien de plus à faire que de m’accorder des mots de bienveillance – même si, pour l’heure, je ne comprenais rien au mystère qu’ils recelaient. Pourquoi je devais me préserver ? De quoi, au juste ? Il n’y avait rien de pire que Lui. Rien d’autre ne me faisait autant peur. S’il le savait.

-Je veux dire…Désolée de t’avoir frappé, chéri. Je t’ai pris pour quelqu’un d’autre.

Je fis un autre pas, engloutissant comme une affamée la distance qui nous séparait encore. Ma main se tendit doucement, prête à accueillir la sienne s’il daignait accepter mon geste. Je le détaillai distraitement, notant son costard bien appliqué – de ceux qui indiquait clairement son rang dans la société. Rang que j’aurais autrefois occupé, si toute ma vie n’avait pas tourné en une farce morbide.

-Sans rancune ? J’te paie un verre, si tu veux. Comme ça, tu pourras me dire exactement pourquoi je dois me préserver.


Un sourire. J’aurais presque paru sincère – pour n’importe qui qui ne me connaissait guère, cependant. Sean ne s’y tromperait pas. Mais je devais jouer les jeunes boniches effrayées ; un danger plus grand me guettait en dehors de ses murs. Il ne pouvait pas le savoir, bien sûr, et il ne le saurait probablement jamais. J’espérai cependant qu’en nous éloignant de là, je pourrais me fondre dans la masse des autres habitants, pour me protéger de mon poursuivant.

Ah ! Si je savais. Si je savais dans quel trou je m’étais paumée. Peut-être même aurais-je souhaité atterrir entre les griffes de celui que je haïssais.

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James Danvers
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Hibou signé James Danvers le Dim 5 Nov - 16:58

Elijah était encore perdu dans ses songes, questionnant le pourquoi de son déraillement; bien que la soif se faisait violente et qu'il n'y avait aucun doute sur son besoin de se nourrir, il était pourtant un homme de contrôle avant tout. Même si son passé n'avait pas été glorieux et qu'il renfermait au fond de lui des secrets si sombres que personne ne souhaiterait ne serait-ce que les toucher du bout des doigts, il avait su, depuis plusieurs années, cacher cette face au monde et arborer celle de l'homme noble et droit, servant et chevaleresque.

Quand ton excuse d'un simple mot résonnait à ses oreilles, il voyait la faille qu'il avait ouverte dans sa contrainte. Visiblement l’événement l'avait si bousculé qu'il n'avait pas pris soin d'effacer entièrement toute trace de sa présence dans ta mémoire, et comme si la culpabilité qui le rongeait déjà n'était pas suffisante, tu te montrais charmante, et réellement désolée. Elijah défaisait son regard du tiens quand tu t'approchais et semblait fixer un point imprécis dans l'espace, refusant ce contact. Ta proposition le plongeait dans un état de réflexion et il n'arrivait pas à formuler une réponse. Dans un sens il préférait s'éloigner, ne plus regarder le sujet de sa culpabilité présente, mais il lui devait pourtant au moins ça. L'originel fermait les yeux un instant et soupirait d'entre ses lèvres un simple très bien, en guise de réponse.

Il soufflait légèrement, pivotant sur lui même pour faire face à la taverne. Il levait lentement sa main et t'indiquait de son doigt courbé en direction de la bâtisse le chemin à suivre. La porte en bois grinçait lentement sous sa main qui la repoussait et il jaugeait longuement les lieux.
Elijah tournait son visage dans ta direction pour vérifier que tu le suivais et d'un geste galant il te proposait de rentrer.

« Après vous. » soufflait-il simplement, comme s'il ne pouvait pas encore vraiment te parler sans que ce ne soit difficile.

Il refermait ton passage de son corps et s'avançait jusqu'au comptoir alors qu'il regardait les quelques clients présents. Elijah tirait lentement une chaise à une table pour que tu daignes t'installer, lissant de sa main libre sa chemise avant de prendre place en face de toi, son regard osant enfin te croiser.

« Qu'est-ce qui vous amène ici, jeune demoiselle ? » demandait-il en précisant son regard, une de ses mains se posant sur la table en bois et l'autre prenant place sur son genou.

Avec Lisbeth Keith.

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